Don ovocytes

Don d’ovocytes en France

Ce que dit la loi

Pour pallier l’infertilité, le don d’ovocytes est strictement encadré par la loi bioéthique, à Toulouse comme sur tout le territoire français. Parce qu’il concerne un élément du corps humain, le don d’ovocytes est soumis à de grands principes :
-don volontaire ;
-don gratuit ;
-don anonyme.

Le consentement de la donneuse est naturellement nécessaire pour pouvoir permettre une utilisation de ses ovocytes.

Si le don est gratuit, les frais occasionnés par le don seront toutefois pris en charge (transport, hébergement…). Une même donneuse ne pourra donner naissance par son don d’ovocytes a plus de 10 enfants pour des questions de consanguinité.

Le don d’ovocytes, c’est quoi ?

Traitements et mode opératoire

Le don d’ovocytes s’opère par ponction sous anesthésie. Les femmes fertiles disposent de centaines d’ovocytes et seuls quelques-uns parviennent à maturation en vue de l’ovulation. Préalablement au don d’ovocytes, pour augmenter les chances de réussite, la donneuse reçoit un traitement de stimulation ovarienne. Seuls 5 à 8 ovocytes seront finalement prélevés directement dans les ovaires de la donneuse. Des effets indésirables existent et sont directement liés à la stimulation ovarienne, mais globalement, la ponction est bien tolérée par la donneuse.

En quoi tient la réussite d’un don d’ovocytes ?

Réglementation et taux de réussite

Le premier paramètre à prendre en compte est celui de l’âge de la donneuse : plus elle sera jeune, plus les chances de réussite seront grandes. C’est la raison pour laquelle le don d’ovocytes est réservé aux femmes de moins de 38 ans. Ensuite, les ovocytes de qualité devront intégrer les protocoles de FIV (Fécondation In Vitro) avant d’être implantés dans l’utérus de la femme receveuse. Les chances de grossesse sont importantes et représentent 25 à 30 % de réussite.

Les conditions préalables

Pour la donneuse comme pour le couple receveur

Dans un premier temps, des examens sanguins visent à écarter toute maladie infectieuse : hépatites, sida, syphilis… La donneuse poussera les examens avec un caryotype et une échographie pelvienne pour évaluer sa réserve ovarienne. Plusieurs données, telles que le groupe sanguin de la donneuse, devront être mises en corrélation avec le profil du couple pour établir une compatibilité. Le couple receveur, quant à lui, réalisera un examen clinique complet (qualité de la muqueuse utérine pour la femme, spermogramme pour l’homme).